Domotique: un futur cher et pas trop possible? LES TEMOIGNAGES

Publié le par René

Accessibilité aux personnes handicapées
SYLVAIN DECHET
 Chef du projet "accessibilité du cadre au bâti"
 DGUHC

La nouvelle réglementation relative à l'accessibilité des bâtiments d'habitation et des établissements recevant du public (ERP) , prise en application de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Afin d’élaborer cette nouvelle réglementation, la DGUHC a réuni un groupe de travail constitué d'experts dans les domaines de la construction et du handicap. Une large concertation a été menée tant avec les associations de personnes handicapées et les organisations professionnelles du bâtiment qu’avec les ministères concernés.
Dans des délais très contraints, ce groupe a proposé un ensemble de nouvelles règles destinées à faciliter l'accès pour tous à l'ensemble des bâtiments et en étudier la faisabilité technique et l'impact économique.
Ces nouvelles règles prennent en compte, pour la première fois, l'ensemble des types de handicaps : le handicap moteur (objet principal de la réglementation antérieure), les handicaps visuels, auditifs et intellectuels. Il n'a donc pas été facile de proposer des réponses adaptées à chacune de ces déficiences, réponses qui soient compatibles entre elles, assimilables et réalisables en pratique par l'ensemble de la filière construction, et économiquement acceptables.

Champ d'application 

Sont concernées, pour les permis de construire déposés depuis le 1er janvier 2007, les constructions neuves : bâtiments d'habitation collectifs, maisons individuelles (hormis celles construites pour le propre usage de leur propriétaire), et établissements recevant du public, mais également les bâtiments existants dans lesquels sont réalisés des travaux. De plus, la mise en accessibilité de l'ensemble des établissements recevant du public est une obligation réglementaire dont l'échéance est fixée à début 2015. Un certain nombre d'établissements appartenant à l'Etat (préfectures et enseignement supérieur) devront anticiper sur ces exigences et être mis en conformité au plus tard début 2011.
 

Impact sur l'installation électrique

La DGUHC a participé au printemps 2007 à la mise à jour de la fiche d'interprétation de la norme NF C 15-100. Nous avons veillé à la cohérence de celle-ci avec les nouvelles règles d'accessibilité applicables dans les logements et dans les parties communes des bâtiments d'habitation collectifs. 
La circulaire interministérielle du 30 novembre 2007 visant à préciser l'ensemble du dispositif législatif et réglementaire intègre des explications et des recommandations spécifiques aux équipements électriques : interrupteurs, dispositifs d'arrêt d'urgence, tableau de répartition, dispositifs d'éclairage, etc.

Contrôle de ces dispositions 

Une attestation certifiant que les règles d’accessibilité sont respectées sera émise au terme de la réalisation des constructions neuves et des travaux dans des bâtiments existants soumis à permis de construire et aux obligations d’accessibilité.. Elle devra être établie par une personne compétente et indépendante, qui peut être un contrôleur technique du bâtiment (celui qui a suivi l'opération tout au long de sa réalisation, ou un autre) ou un architecte (distinct de celui qui a conçu le projet ou suivi les travaux) ayant reçu une formation à l’accessibilité
 

Ces dispositions sont -elles susceptibles d'évoluer ?

Des modifications ont été apportées à la fin de l'année 2007 aux arrêtés techniques d'application après un retour d'expérience sur les premiers mois d'application. D'autres ajustements (modifications ou clarifications) ne sont pas exclus dans les années à venir pour tenir compte des  difficultés techniques d'application sur le terrain, que nous commençons dès à présent à recueillir.

Pour faciliter l'application de cette réglementation, nous avons également en projet la mise à disposition du public d'interprétations sur des points particuliers qui le nécessitent. Celles-ci seront publiées sur un site internet actuellement en cours de développement.



Domotique : témoignage d'un installateur  
PATRICE LEBLAY
 Gérant
 Belle vie domotique 

Patrice LEBLAY, installateur électricien en Vendée, offre un témoignage complet sur son expérience en domotique : les applications les plus fréquemment mises en œuvre, la prise en compte des besoins évolutifs des clients, les actions à mener pour promouvoir les automatismes de l'habitat.


Nous sommes une équipe de huit personnes et exerçons notre métier dans deux domaines en très forte évolution : la domotique et le photovoltaïque. Nous réalisons sept à huit chantiers domotiques par an. Nous avons gardé la compétence de l’électricité au sein de l’entreprise car nous souhaitons gérer le lot complet « électrique et domotique ». 

La domotique = une évolution incontournable 
La domotique doit simplifier la vie du client, faciliter ses modes de vie, sa gestion d’énergie, son confort et sa sécurité. Si l’on compare avec l’évolution de la voiture en quinze ou vingt ans, il serait impensable aujourd’hui de faire le tour des quatre portes et du coffre pour la fermer à clef. Il en est de même pour les vitres électriques, la gestion du chauffage, la climatisation… 
Dans le logement neuf,  la domotique peut intégrer la gestion de l’éclairage, la VDI (voix, données et images), le réseau satellite, la motorisation des volets roulants, des portails, des portes de garage.
En rénovation, nous installons des solutions simples : des produits sans fils pour éviter de passer des câbles et d’abimer la décoration du client. Nous répondons également aux besoins des personnes à mobilité réduite, en adaptant leur habitat, grâce à la motorisation des portes par exemple.
Par ailleurs, nous vendons énormément de réception par satellite pour la télévision HD. La demande est forte depuis quelques mois. On nous demande régulièrement de regrouper plusieurs fonctions sur une seule télécommande. Les clients sont lassés d’avoir autant de  télécommandes : une pour le portail, une pour la porte de garage, une pour l’éclairage, une pour le store de la terrasse...
Les systèmes domotiques sont fiables aujourd’hui. Les microcoupures éventuelles n’ont pas d’incidence sur le bon fonctionnement de l’installation domotique. En cas de coupure de l’alimentation, tout repart naturellement une fois le courant rétabli.
La domotique = un domaine à destination des électriciens 
Le marché de la domotique est plutôt réservé aux électriciens. Nul besoin d’être informaticien ! Il existe des formations qui peuvent apporter le complément de connaissances nécessaire. Nous avons suivi ces formations chez les fabricants au fur et à mesure que nous installions leurs solutions, notamment pour assurer l’évolutivité et le SAV si nécessaire. Mon conseil est de vendre déjà une première installation, de l’installer et de se faire aider par le technico-commercial du fabricant avant la réception. Si l’on se projette dans l’avenir, je pense que nous allons vers une nouvelle profession qui fait appel à toutes les technologies et nouvelles énergies et que l’on pourrait appeler les professionnels du confort intérieur.
Vendre la domotique étape par étape
Le plus souvent, nous concevons le projet avec le client. A l’aide d’un questionnaire, nous listons ses priorités. Nous démarrons généralement un chantier par la gestion des volets roulants et un réseau VDI. Pouvoir, sur une même prise, diffuser de la télévision, de l’Internet, utiliser son imprimante, reste très pratique. Nous retournons régulièrement chez les clients pour rajouter des options au fur et à mesure de l’évolution de leurs besoins ou de leurs envies, d’où l’intérêt d’avoir des produits qui soient évolutifs.
Réduire le coût d’une installation domotique
Le coût d’une installation domotique complète reste assez élevé mais nous ne sommes pas obligés de tout proposer au départ. Le pré-câblage est intéressant car facile et peu coûteux. Le logement pourra ainsi évoluer en fonction des budgets. Il est souhaitable que l’architecte le prévoie dès le début du projet.
Avec le minimum requis par la norme NF C 15-100, nous proposons des solutions simples : installer des détecteurs de présence dans les couloirs, dans les garages ou dans les sanitaires ne coûte pas plus cher qu’un interrupteur avec un va-et-vient. Nous pouvons également réfléchir à des choses faciles à mettre en œuvre pour la gestion du chauffage.
Tout cela évolue dans le bon sens, notamment grâce à la simplification de la mise en œuvre qui réduit le temps d’installation et donc les coûts. Il y a encore deux ans quand nous connections un vidéophone, il fallait tirer 17 câbles. Avec les nouveaux produits, nous ne sommes plus qu’à deux câbles grâce à des partenariats entre fabricants.

Les actions à mener pour promouvoir la domotique

Des actions sont à mener en direction du consommateur. Le particulier n’est pas assez informé des solutions existantes sur le marché. Architectes, promoteurs immobiliers, installateurs, nous avons tous un devoir d’information auprès du grand public. En tant qu’installateurs, nous avons un rôle majeur à jouer car nous sommes en relation directe avec le client et nous avons un pouvoir de prescription important. Nous avons un marché à saisir, il est entre nos mains.





Societé DOMOTIQUE PRIVILEGE
Combien ça coûte ?

Les coûts dépendent de plusieurs facteurs, dont le niveau d'automatisation, le type et le nombre d'équipements ainsi que la maison elle-même. Donner un «cerveau» à une résidence s'avère en effet moins dispendieux dans une petite maison en construction que dans une grande maison existante, où il faudrait soit passer les fils dans les murs, soit opter pour un système sans fil. Concrètement, une personne qui désire intégrer elle-même un mini réseau informatique, les lignes téléphoniques et le câble, pourrait le faire pour environ 500 $ à 600 $. Il est aussi possible d’automatiser l’éclairage de la maison avec un système de base à compter de 350$. À l'autre extrémité, une automatisation avancée de la maison, réalisée par des professionnels, pourrait quant à elle coûter entre 1,5 % et 5 % de la valeur de la résidence, soit entre 3000 et 10 000 $ pour une maison de 200 000 $. Et il est possible de dépenser davantage. 







Source:
http://www.domotiqueprivilege.com/
http://www.promotelec.com/ 

Publié dans Temoignages

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